Historique du BBDA

A l'heure de l'innovation technologique dans la diffusion de l'information, à l'heure du numérique, des satellites et de l'internet, la protection des oeuvres littéraires et artistiques jadis difficile, est devenue encore plus problématique pour les producteurs, éditeurs, distributeurs, bureaux de droits d'auteurs, auteurs, associations... Si le progrès de la science a rajouté à la qualité de vie de l'homme, il n'a pas pour moins contribué à faire de la piraterie un phénomène planétaire, un fléau qui mine en particulier le secteur de la production musicale et audiovisuelle tant au Burkina que dans le monde entier. 

L'éradication de la piraterie a suscité de nombreuses initiatives. Une convention pour la protection des producteurs de phonogrammes contre la reproduction non autorisée de leurs phonogrammes fut adoptée le 29 Octobre 1971 par l'Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI). Les années 80 et 90 surtout, ont été celles d'intenses débats, sur la question de l'éradication de la piraterie, au plan mondial. C'est notamment dans le cadre de cette lutte que fut conclu sous l'égide de l'OMPI en 1988 le traité sur l'enregistrement international des films (Traité FRT); ceux sur le droit d'auteur et les droits voisins (WCT et WPPT) appelés les traités Internet furent adoptés pour donner un élan nouveau à la lutte contre la piraterie à l'ère du numérique.

Au regard des conséquences désastreuses de la piraterie, sur les plans socio-économiques et culturels, il parait impérieux et urgent de repenser la stratégie de lutte afin de pouvoir mieux protéger les oeuvres et leurs créateurs et, ainsi protéger et promouvoir notre culture garant de notre identité.