La ville de Manga, chef-lieu de la région du Nazinon, a vibré au rythme de la 7e édition de la Rentrée du Droit d’Auteur (RDA), lancée officiellement le samedi 20 décembre 2025. L’événement, organisé par le Bureau Burkinabè du Droit d’Auteur (BBDA), s’est déroulé sous le thème : « Droit d’auteur à l’ère de l’intelligence artificielle : comment repenser la gestion collective ? »
Cette édition se veut une réponse aux nombreuses interrogations liées à l’impact croissant des technologies numériques, notamment de l’intelligence artificielle (IA), sur la création, la protection et la gestion des œuvres littéraires et artistiques.

Une cérémonie d’ouverture solennelle
La cérémonie d’ouverture a été présidée par David BAMBARA, Directeur de Cabinet du ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, représentant le Ministre Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO. Dans son discours, il a salué la pertinence du thème et réaffirmé l’engagement de l’État burkinabè à accompagner les créateurs et les institutions chargées de la protection de la propriété littéraire et artistique.
« Au-delà de son caractère institutionnel, la Rentrée du Droit d’Auteur est un espace stratégique de dialogue, de partage et de construction collective autour d’un pilier fondamental de notre souveraineté culturelle », a-t-il déclaré.

Un espace de réflexion et de construction collective
Après l’ouverture officielle, les participants ont pris part à une conférence inaugurale suivie de plusieurs communications techniques. Animées par des experts en droit, en intelligence artificielle et en gestion collective, ces communications ont permis de faire le point sur les enjeux liés :
– à la création d’œuvres générées ou assistées par l’IA ;
– à la protection juridique de ces œuvres ;
– et aux défis de leur gestion au sein des organismes de gestion collective.
Les intervenants ont insisté sur l’urgence de repenser les cadres juridiques existants, tout en appelant à une exploitation responsable et éthique des outils d’IA.


Des recommandations fortes pour l’avenir
Au terme des échanges, un consensus s’est dégagé : les organismes de gestion collective comme le BBDA doivent se réinventer, innover dans leurs méthodes de documentation et de répartition, et anticiper les mutations profondes induites par la révolution numérique. L’objectif reste clair : assurer une juste rémunération des créateurs tout en protégeant la diversité culturelle dans l’environnement numérique.
Une édition ancrée dans la modernité
Avec une participation active des acteurs culturels, des universitaires, des décideurs publics et des partenaires techniques, cette 7e édition de la RDA s’est imposée comme une plateforme de réflexion proactive. Elle a aussi confirmé la volonté du BBDA de jouer un rôle moteur dans la régulation et l’adaptation des politiques culturelles à l’ère digitale.
Cette journée de lancement a jeté les bases d’une nouvelle dynamique, tournée vers l’avenir, où la technologie et la culture ne s’opposent pas, mais se complètent pour bâtir un environnement favorable à l’épanouissement des créateurs.


SCP / BBDA





